L’efficience logistique

 

Les principes de l’efficience industrielle et logistique font appel aux économies d’échelle, à la standardisation, à l’automatisation, à l’amélioration de la visibilité, à l’organisation en flux, aux systèmes tirés par la demande, à l’optimisation des ressources, au partage de moyens logistiques et d’applications informatiques, et à la collaboration interentreprises.

Être efficient, c’est se montrer efficace en faisant bonne usage des ressources avec un impact positif sur la rentabilité et la trésorerie des entreprises et sur l’environnement dès lors que la consommation des ressources est minimisée.

Les répercutions sur la baisse des stocks et des coûts de transport à qualité de service égale sont généralement spectaculaires, dans le cadre d’une recherche d’efficience.

Le coût logistique d’une entreprise se situe entre 3 et 20 % du coût de revient des produits selon le secteur d’activité et la maturité supply chain des entreprises.

Dans une approche systémique, « le tout étant plus important que la somme des parties », les acteurs de la supply chain cherchent à aller plus loin pour l’obtention d’optimisations globales supérieures à la somme des optimisations locales. Celles-ci nécessitent une collaboration entre les partenaires économiques.

En 1999, cette démarche a été complétée par le CPFR (Collaborative Planning, Forecasting and Replenishment) désignant une technique de collaboration client-fournisseur sur les plans commerciaux, les promotions et les prévisions de vente.

Cherchant désormais à s’étendre dans le tissu industriel, les techniques de gestion collaborative de la supply chain s’adressent à un nombre croissant d’acteurs tels que les transporteurs, les entrepositaires et les petites et moyennes industries.

Ces approches représentent les leviers de l’efficience globale capables de réduire à un niveau jamais atteint les stocks, les coûts de transport, le nombre de tonnes-kilomètres et les émissions de CO2 dans l’environnement sans nuire à la fiabilité, c’est-à-dire au service client.

Rappelons que les stocks pèsent fortement sur le cash flow et la croissance du chiffre d’affaires. Selon les économistes, l’enjeu est stratégique. Grâce à une vision globale et une gestion optimale des stocks dans la supply chain, les entreprises peuvent réduire leurs immobilisations et augmenter d’autant leur trésorerie pour financer la croissance, diminuant du même coup le recours aux CPFR. Il en est de même pour l’entreposage et le transport que la mutualisation permet d’optimiser.

Les mesures d’efficience font appel à des indicateurs de performance basés sur les coûts, ainsi que lsur es variables liées à la productivité, à la rotation des stock, au taux de remplissage des véhicules, à la visibilité de la demande, à la taille des commandes, au délai et à la fréquence de livraison, au taux de palettes homogènes, aux barèmes quantitatifs, aux taux horaires, etc.

source : les leviers de la logistique durable de Thierry JOUENNE sur www.let.fr

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